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	<title>Le Cin&#233;-Club Fran&#231;ois Truffaut de l'Avallonnais</title>
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	<description>Le cin&#233;-club Fran&#231;ois Truffaut de l'Avallonnais existe depuis 41 ans. Il regroupe des amateurs passionn&#233;s de cin&#233;ma souhaitant partager leur amour du septi&#232;me art avec le public et ceux qui le fabriquent.</description>
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		<title>Le Cin&#233;-Club Fran&#231;ois Truffaut de l'Avallonnais</title>
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		<title>Portrait de la jeune fille en feu</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Haton</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec No&#233;mie Merlant, Ad&#232;le Haenel, Lu&#224;na Bajrami Drame, Historique &lt;br class='autobr' /&gt; Pour une soir&#233;e r&#233;ussie : Sortir par 1 degr&#233; et trouver que le temps est doux. Voir un grand film, magistralement interpr&#233;t&#233;, bouleversant, grandiose dans sa r&#233;alisation et sa photographie, comme un tableau qui s'animerait d'un bout &#224; l'autre, &#224; la fois pudique et sensuel, presque parfait jusque dans le choix de sa bande-son : seulement deux courtes musiques tellement bien utilis&#233;es qu'on en oublie que le film n'en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cineclubfrancoistruffaut.fr/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;Cin&#233;changes&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec No&#233;mie Merlant, Ad&#232;le Haenel, Lu&#224;na Bajrami &lt;br class='autobr' /&gt;
Drame, Historique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour une soir&#233;e r&#233;ussie :&lt;br class='autobr' /&gt;
Sortir par 1 degr&#233; et trouver que le temps est doux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir un grand film, magistralement interpr&#233;t&#233;, bouleversant, grandiose dans sa r&#233;alisation et sa photographie, comme un tableau qui s'animerait d'un bout &#224; l'autre, &#224; la fois pudique et sensuel, presque parfait jusque dans le choix de sa bande-son : seulement deux courtes musiques tellement bien utilis&#233;es qu'on en oublie que le film n'en contient pas d'autre... et que c'est bien suffisant quand les silences sont aussi picturaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des amis dans l'entr&#233;e du cin&#233;ma, des amis dans la salle, des amis &#224; la sortie (de l'avantage de vivre dans une petite ville peupl&#233;e de gens qu'on aime).&lt;br class='autobr' /&gt;
Et rentrer chez soi d&#233;guster notre d&#233;licieuse soupe aux l&#233;gumes en se disant, &#224; juste titre, qu'on est plus intelligents qu'avant d'&#234;tre sortis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du film, la finesse de la r&#233;alisation saute aux yeux. On parlera de peinture, on parlera d'une blessure d'autrefois. Le flashback sur oc&#233;an qui s'ensuit est amen&#233; sans effet ni lourdeur, et pourtant il est certain que nous voil&#224; plong&#233;s dans le pass&#233; avec la peintre... Plong&#233;s... litt&#233;ralement, car c'est au moment o&#249; Marianne saute &#224; l'eau pour r&#233;cup&#233;rer son mat&#233;riel que l'&#233;vidence appara&#238;t : les hommes seront absents du film. Aucun d'eux n'est montr&#233; durant cette br&#232;ve sc&#232;ne, aucun ne se jette &#224; la mer ni ne semble porter secours &#224; l'artiste. C'est &#224; peine si on en entend un grogner &#171; madame... &#187;. Il n'y aura que deux r&#244;les masculins importants, deux r&#244;les sans acteurs : un p&#232;re peintre et un futur mari milanais.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est donc sans eux que le film d&#233;roule intelligemment plusieurs th&#232;mes li&#233;s &#224; la condition de la femme au XVIIIe si&#232;cle, sans que le propos ne tombe jamais dans la d&#233;nonciation facile : impossibilit&#233; d'exercer certaines professions, mariages forc&#233;s et mises au couvent dans la haute soci&#233;t&#233;, avortements clandestins, relations homosexuelles cach&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme d&#233;crit plus haut, la suite est un enchantement pour le regard. Rarement un film m'aura autant boulevers&#233; par son image. La lenteur calcul&#233;e des situations a manifestement pour but de figer les personnages dans des postures de tableaux anciens, au grain fin du lin des toiles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_299 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cineclubfrancoistruffaut.fr/local/cache-vignettes/L139xH186/affiche-0757d.jpg?1759995613' width='139' height='186' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il reste les actrices, merveilleuses de justesse, parfaitement dirig&#233;es par une r&#233;alisatrice au sommet de son art. Le huis clos des trois jeunes femmes dans cette grande maison de bord de mer, en Bretagne, nous garde captif sans nous oppresser. Il n'y fait pas froid, l'obscurit&#233; ne nous y p&#232;se pas, l'oc&#233;an d&#233;cha&#238;n&#233; n'est pas effrayant. Les sous-intrigues viennent subtilement irriguer un r&#233;cit nourri par la symbolique des portraits et dessins achev&#233;s, imagin&#233;s, d&#233;truits... ou cach&#233;s, comme celui de la page 28.&lt;br class='autobr' /&gt;
La musique aussi est remarquable de d&#233;pouillement et de justesse (c'est le mot du film selon moi, tout est juste... ou presque) : une chanson et un fragment des 4 Saisons de Vivaldi. C'est semble-t-il une volont&#233; de C&#233;line Sciamma d'avoir fait un film sans musique, &#224; ces deux seules exceptions pr&#232;s qui s'int&#232;grent dans l'histoire sans bande-son : ce sont les actrices ou les figurantes qui chantent, jouent ou assistent &#224; un concert. Comme une &#233;vidence, tout ce qui est dans le film est le fruit du film. C'est lui-m&#234;me qui dictera sa propre chor&#233;graphie.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Et l'on ressort boulevers&#233; par cette sublime histoire d'amour, sans savoir s'il faut rire ou pleurer de son d&#233;nouement, ni s'il est raisonnable de sourire &#224; demi comme l'artiste-peintre au moment o&#249; elle dit &#224; son &#233;l&#232;ve, laquelle lui fait remarquer qu'elle &#233;tait triste en prenant la pose :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'&#233;tais triste, je ne le suis plus. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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